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CONSANGUINITE DIT AUSSI ENDOGAMIE

Son principe est simple : il consiste à accoupler des individus apparentés dans le but de fixer leurs qualités à l'état homozygote. Le degré de parenté d'un individu est directement visible sur 3 générations par la lecture de son pédigrée.

La méthode la plus simple pour calculer le coefficient de consanguinité est la méthode des chemins. Elle consiste à  déterminer tous les chemins partant du père et arrivant à  la mère en passant par un ancêtre commun. Celà vous donnera tous les chemins possibles pour qu'une allèle soit donnée à votre chiot à la fois par son père et par sa mère.

Chaque chemin contribue à la consanguinité totale à  raison de :
(1/2)^N = 0,5x0,5x... (N fois 0,5)

Ainsi, il suffit de trouver tous les ancêtres communs, et ensuite tous les chemins entre le père, l'ancêtre commun et la mère, de calculer la consanguinité induite par chaque chemin, et de toutes les additionner.

Frère/soeur : On a deux chemins avec N=3, donc :
F = (1/2)^3 + (1/2)^3 = 0,125 + 0,125 = 0,25 -> le coefficient de consanguinité est de 25%

Père/fille - mère/fils : On a un seul chemin avec N=2, donc :
F = (1/2)^2 = 0,25 -> le coefficient de consanguinité est de 25%

Demi-frère/demi-soeur : (C'est une manière plus douce de faire de la consanguinité) : On a un chemin avec N=3, donc :
F = (1/2)^3 = 0,125 -> le coefficient de consanguinité est de 12,5%

Oncle/nièce - tante/neveu : On a deux chemins avec N=4, donc :
F = (1/2)^4 + (1/2)^4 = (1/2)^3 -> le coefficient de consanguinité est de 12,5%

Cousin/cousine : On a deux chemins avec N=5, donc :
F = (1/2)^5 + (1/2)^5 = (1/2)^4 -> le coefficient de consanguinité est de 6,25%

Dans bien des exemples, il n'est representé que 3 générations. On fait l'hypothèse qu'aucun des ancêtres au delà de 3 générations n'est apparenté. Cette hypothése est utile pour avoir des calculs simples. La comparaison de deux coefficients de consanguinité n'a de sens que si les profondeurs des deux pédigrées sont identiques.

Dans le cas ou un des ancêtres communs a un coefficient de consanguinité non nul, on affecte à  chaque chemin passant par cet ancêtre le coefficient (1 + F) dans le calcul. Dans le premier exemple (mariage frère-soeur), si on suppose que le grand-père « GP1 » a un coefficient de consanguinité de 10% (et la grand-mère GM1 0%), on obtient : F= (1/2)^3*(0,1 + 1) + (1/2)^3 = 0,1375 + 0,125 -> le coefficient de consanguinité est de 26,25% au lieu de 25%.

La consanguinité permet de fixer des caractères et donc de créer une lignée stable à partir de 2 individus apparentés (in breeding). Cependant, cette technique fixe autant les qualités que les défauts et il est donc important de partir d'ancêtres irréprochables.

Elle peut aussi révéler l'existence de tares récessives par l'apparition de chiots tarés homozygotes qu'il faudra exclure de la reproduction pour assainir l'élevage. Cette méthode ne fait que révéler l'existence de tares génétiques préexistantes à l'état latent dans le génome des reproducteurs et que leur extériorisation permet de déceler les porteurs hétérozygotes.

Si le but de l'élevage est simplement de produire des chiens équilibrés et en bonne santé, sans spécialement vouloir faire des champions, ou même de ne faire qu'une seule portée afin de garder un chiot de sa chienne, alors mieux vaut éviter d'élever en consanguinité. La portée sera bien moins homogène, mais les risques de problèmes génétiques seront diminués.

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